Parcours

Alexandre Behot a découvert la fonderie par hasard. C’est à partir de ce premier contact avec le métal en fusion (en 2008) qu’il a commencé à forcer le destin. Car ce fut une révélation: il avait trouvé sa voie, la fonderie. Depuis il arpente les multiples versant de cette discipline.

« J’aime m’imaginer comme l’explorateur d’un territoire méconnu qui serait l’ensemble de ce qu’il est possible de faire avec du métal liquide. Après avoir étudié et pratiqué les techniques traditionnelles de fonderie d’art j’ai commencé à chercher des alternatives/biais/dévoiements ».

Initialement ingénieur c’est par une approche scientifique et industrielle que A·B entre en contact avec la matière. Mais ce contexte ne lui permet pas suffisamment d’exercer la pratique ni de déployer sa créativité. Il construit en 2013 son atelier la Fonderie de la Côte  qui a initialement une vocation artisanale. Grâces à plusieurs rencontres et au contact quotidien avec le métal, A·B libère alors son élan créateur et entame une production de sculptures et moulages par cycles – ou série.

« Ce qui m’anime c’est la tension de la coulée et la surprise de l’ouverture du moule qui lui succède. Me laisser suspendre par le métal qui s’est peu ou prou plié à ma volonté, observer comment il a investi les espaces de liberté que je lui ai ménagés. Epiphanie ou déception, la ciselure et la patine entament ensuite un dialogue créatif avec la matière, du brut à la sculpture. J’explore ainsi de nouvelles techniques artisanales afin d’en tirer des formes artistiques que j’espère inédites, mais aussi sensibles et évocatrices. »

Crédit photo : David Renaut